Si je vous dis Hongrie et Black Metal, logiquement vous me répondez...Tormentor ben sur!Le groupe du légendaire Attila Csihar dont tout le monde connait le pedigree! Pendant longtemps, le pays des magyars n'était associé pour moi qu'au groupe du hurleur de "De Mysteris Dom Satanas". Et puis, au fil de mes pérégrinations sur Internet, j'ai fini par découvrir Marblebog. Le nom du groupe m'a tout de suite intrigué. Marblebog. Selon une interview du groupe, le nom ne signifie pas grand chose de particulier, ils trouvaient juste les sonorités de "marble" et "bog" jolies. Bon c'est pas comme si on s'en foutait mais ça y ressemble presque, alors passons à la musique! L'album commence par une track ambiant, et ensuite on rentre dans le vif du sujet avec "Forestheart" très bon morceau qui s'inscrit dans un registre assez raw et répétitif (dans le bon sens du terme, le riff principal du morceau étant excellent).Il y'a aussi un passage à la guitare sèche très sympa, un peu de folk ne fait jamais de mal. On a vraiment l'impression d'être au coeur de la forêt, une forêt très sombre! Il s'agit selon moi de la meilleure chanson du cd, ses 8 minutes passent très, très vite! S'ensuivent 3 autres pièces de bonne facture qui oscillent entre 6 et 8 minutes. Je retiendrai "Flame of wisdom", plus lente et qui s'inscrit dans un registre plus dépressif. De manière générale Marblebog aime jouer sur les ambiances, on sent une véritable connexion entre la musique et la nature, le groupe a réussit son coup! L'album se finit sur une outro ambiant qui part dans un délire drone/noise sur la fin. Pas mon truc, d'autant qu'elle dure plus de 13 minutes! A part donc une outro assez dispensable, cet album ne comprend aucune fausse note, il est à recommander à tous les amateurs de BM "atmo", qui recherche avant tout une ambiance plutôt que la violence pure. Il me reste à découvrir le reste de la disco des hongrois, apparemment plus orientée vers le côté ambiant.
Une fois n'est pas coutume, pas de métal cette fois-ci! Paris Violence, pour ceux qui ne connaitraient pas, évolue dans une tendance oï/wave, si l'on devait absolument mettre leur musique dans une case. Mais Paris Violence, c'est un style complétement unique, que Flav, leader incontesté du projet mène d'une main de maître. Ses mélodies superbement ciselées,assorties de nappes de claviers plus ou moins discrètes, ses textes glauques mais magnifiques rappelant la grande époque des romantiques en font un groupe définitivement à part. Imaginez donc, voilà un groupe autant apprécié par les skinheads fafs que par les redskins, rien que ça c'est déja un tour de force! Loin des querelles politiques, PV trace son chemin, aux travers de nombreux albums, ep et splits, souvent tirés à très peu d'exemplaires, ce qui ne fait qu'augmenter le côté culte du groupe (voilà qui rappelle bon nombre de groupe de metal, surtout dans le black d'ailleurs). Complétement fan des précédents full-lenght, notamment "En Attendant l'Apocalypse", je me suis précipité sur ce cd dès que je l'ai vu dans les bacs. Qu'en est-il donc? Et bien c'est un excellent cru pour PV, qui démontre qu'on peut rester productif sans faire de la merde. On est ici en terrain connu, quoique l'album est certainement le plus mélodique jamais sorti par Flav. Les solos de gratte sont impeccables et contribuent à augmenter l'aspect mélodique que j'évoquai. Les riffs restent longtemps dans la tête, et l'album à un gout de "reviens-y" très prononcé. Niveau paroles, pas de texte à thématique historique comme Flav a pu en écrire par le passé; ici on se concentre sur la décadence, ça sent bon l'absinthe, l'opium et le formol. Les textes sont comme toujours un des grands points forts du combo, leur beauté et leur poésie contraste avec la voix rauque, la recette PV marche à fond la caisse et on ne peut qu'être séduit par l'écriture du bonhomme. "Satan est honnête en affaires" est à ce titre un véritable régal, l'histoire de ce malheureux voulant vendre son âme au Diable, (qui la refilera finalement au Mont de Piété) est absolument irrésistible. Paris Violence, si il ne s'éloigne ici guère de ce qui a fait son succès, évolue pourtant petit à petit; plus mélodique, il n'est pas pour autant plus accessible, au contraire,il m'aura fallu une bonne dizaine d'écoutes pour commencer à apprécier ce "Fleurs..." à sa juste valeur. Mais le jeu en vaut largement la chandelle : le groupe nous offre un très bon album, une habitude chez eux. Vivement la suite!
Track-list : 1. Les Femmes et les Enfants plus tard
2. Fleurs de Névroses
3. Esthétisme
4. Fantaisie Funèbre
5. Le Buveur d'Éther
6. Paris Décadent
7. Satan est Honnête en Affaires
8. Spleen d'Octobre
9. Cabient de Curiosités
10. Aphrodite Vénéneuse
Viking Crown...voilà un nom qui de réputation, ne me disait rien qui vaille; d'une part je me demandais ce que venait foutre Phil Anselmo, mythique frontman de Pantera dans un projet black metal (intégrisme true-blackeux alakon quand tu nous tiens), et d'autre part parce qu’on m'avait dit que c'était de la merde. Ayant réussi à trouver ce mcd à vil prix, je me suis dit que j'allais tenter ma chance, et bien m'en a pris! Si les 2 full-lenght qui ont suivi semblent en effet moisis pour ce que j'en ai entendu, cet ep est lui vraiment bon. Tout d'abord, point positif, et inattendu pour ma part (fou que j'étais), le chant black d'Anselmo : il est tout simplement excellent! Il n'a rien à envier aux meilleurs hurleurs BM, et participe grandement à l'ambiance malsaine qui se dégage de la galette. Le leader de Down, qui officiait ici sous le nom d'Anton Crowley était seul maître à bord à cette époque; et on peut dire qu'il se débrouille plutôt bien. Évidemment, les riffs de gratte ne sont pas démentiels,tout ça n'est pas toujours très carré mais il y a une cohérence qui se dégage de ce "Unorthodox..." et c'est déjà très bien. Le son est ultra crade, on peut même dire dégueulasse, il renforce grandement le sentiment de mal être, de dépression ressentis à l'écoute de cet album. Le morceau phare du mcd est pour moi le dernier, "Invocation Toward the Conjuration of Black Souls", qui condense en moins de 4 minutes le meilleur de ce que Viking Crown avait à offrir : riffs malsains au possible, voix totalement possédée, nappes de synthé étouffantes qui nous plonge dans la folie de Crowley. Un morceau qui est devenu pour moi un classique, au même titre qu'un Freezing Moon ou un Lost Wisdom, rien que ça! Vu le potentiel de cet ep, on se dit que le père Phil aurait du continuer son projet BM en one-man-band, qui sait ce qu'il aurait pu sortir! Au lieu de ça il n'a pu s'empêcher de ramener sa gonzesse, ce qui a évidemment tout fait foirer (un peu de misogynie gratuite ne fait jamais de mal). Dommage, mais "Unorthodox..." restera lui une œuvre importante dans le paysage du BM ricain.
Track-list :
1.
Intro
2.
Asmodeus Rising
3.
Satan Ruler Of Earth
4.
Lust And Destruction
5.
The Judas Goat
6.
Unorthodox Steps Of Ritual
7.
Blaspheme
8.Invocation Toward The Conjuration Of Black Souls
Il n'y avait pas encore d'albums de Death sur le blog, et cela se devait d'être réparé. J'ai donc choisi les français de Brutal Rebirth, et leur premier effort (sorti en 2008), le bien nommé "Hate Over All", pour ma toute première chronique d'un cd de "métal de la mort". Et le moins qu'on puisse dire c'est que de la mort, de la haine, de la fureur, le premier album des sudistes en est rempli! Ici, pas question de deathcore à mèches avec visuels fluos dégueulasses, ni de branlettes de manches interminables avec 100 riffs par morceau; non, Brutal Rebirth joue du Death-Metal old school comme on l'aime! En 10 cartouches dans la gueule et 37 minutes, la messe est dite : un death lourd, mid-tempo qui écrase tout sur son passage, véritable char d'assaut qui vient labourer nos tympans. La batterie blaste sévére, les riffs font toujours mouche et la voix de Rotpiet, caverneuse comme il faut nous en met plein la gueule. On pense évidemment à pas mal de groupes, et pas les pires : Obituary, Bolt Thrower, Cannibal Corpse...bref des références solides. Si Brutal Rebirth n'invente rien, il prouve que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes (paye ton expression old school elle aussi, pour rester dans le ton de l'album). Alors c'est sur qu'il ne faut pas chercher les petits solos qui vont bien etc; Brutal Rebirth ne fait pas dans la finesse, mais si on ne demande rien de plus qu'une bonne tranche de Death à l'ancienne c'est clairement un album à posséder. On en ressort lessivé, mais avec l'envie d'appuyer sur le bouton replay dès que le cd se termine! Voilà en tout cas un très bon représentant de la scène Death-Metal hexagonale que je serais bien curieux de voir en live tant ça doit envoyer du bois! A noter que le groupe à sorti un 2ème album en 2010 que je n'ai pas eu le temps d'écouter en détail mais qui à première vue semble être de la même trempe que celui-ci!
Aaaah Metalucifer! Dans la galaxie des
groupes heavy, on ne peut pas dire que le combo japonais (et
allemand, j'y reviendrai) soit le plus connu, et c'est bien dommage!
Le relatif anonymat de Metalucifer ne trouve aucune explication à
mes yeux tant le groupe est de qualité et ce depuis ses débuts.
L’entité formée en 1995 par Gezolucifer (également tête
pensante de Sabbat, d'ailleurs pour la petite histoire le nom
Metalucifer vient d'une chanson de ce groupe Black/Thrash) est
uniquement dédié au culte du Heavy-Metal, dans un jusqu'au boutisme
qui se retrouve dans les titres des galettes et des chansons qui
commencent toutes par "Heavy Metal". Là où certains
pourraient y voir un aspect ridicule ou parodique, je trouve pour ma
part qu'il s'agit d'un superbe hommage à ce style musical que la
horde Metalucifer adule. Donc que trouve t'on au menu de ce "Heavy
Metal Bulldozer", dernier album en date du groupe sorti en 2009?
Tout d'abord une petite précision, je possède l'édition allemande
de l'album (enregistré par Gezolucifer et des zicos teutons);
l'ordre des morceaux n'est pas celui de la version jap' et d'ailleurs
certains ne sont même pas les même! Cette précision donnée,
attaquons nous à l'album! Et bien tout au long des 9 tracks, ce
n'est que morceaux de bravoure sur morceaux de bravoure : des compos
purement heavy qui donne envie d'headbanger comme un fou, des
refrains repris en chœur célébrant la fraternité des "brothers
of metal" qui file une pèche d'enfer et l'envie de se retrouver
en festoche, entourés de chevelus buvant des roteuses achetés au
lidl du coin! Les nombreux solos sont exécutés à la perfection, un
vrai régal pour tout amateur de Heavy qui se respecte. Ma préférence
va à celui qui clôture "Heavy Metal Highway Rider",
superbe. Les hymnes métalliques s’enchaînent, la tension ne
retombe jamais, bref ça va à 100 à l'heure et c'est super bon!
Cerise sur le gâteau, c'est le cultissime "Heavy Metal Drill"
issu du premier effort du groupe qui clôt à merveille cet album
(uniquement sur l'édition allemande), Bref un album remplis de tubes
aussi bons les uns que les autres, indispensables aux fans de Maiden,
Judas Priest et de la NWOBHM en général, Courrez l'écoutez si ce
n'est pas déjà le cas et que le Heavy Metal soit avec vous !
Me voilà prêt pour la chronique d'un de mes albums préférés issu des entrailles de l'underground français! Je ne sais combien de fois j'ai pu écouter ce disque, mais je peux affirmer sans problème que je le connais par cœur. Né sur les cendres encore brulantes de Kristallnacht, ce projet n'a pourtant pas grand chose à voir avec le mythique groupe toulonnais. Ici en effet, même si on reconnait une certaine "patte" Kristallnacht dans les riffs, le coté symphonique oserais-je dire, est beaucoup plus poussé; on gagne en noirceur et mélancolie ce qu'on perd en rage pure. Et dans ce domaine, Desolation Triumphalis s'en tire plus que bien! Les 6 titres présents, issus pour moitié de splits (et dont la production a été retravaillé pour l'occasion) sont des perles de noirceurs dont on se délecte tout au long des 35 minutes qui paraissent bien trop courtes. Les claviers instillent une ambiance mélancolique qui est encore renforcée par l'utilisation occasionnelle de violons, notamment sur "Arcane Of Supreme Rise", certainement mon morceau préféré. Le chant d'Epsilon Xul y est également pour beaucoup : il transpire la haine et le désespoir, et complète à merveille les instrus de Lenrauth (alias LF de KN) et Malkira (Osculum infame et ex-Chemin de Haine). La production, si elle reste raw (on parle de la scène toulonnaise quand même!), est parfaitement adapté au style et contribue également à forger l'ambiance mélancolique qui se dégage de ce "Forever...". Bref vous l'aurez compris, cet album est absolument indispensable à tous les adeptes de BM mélancolique et symphonique (pas au sens Dimmu Borgir du terme évidemment). Album qui restera le testament du groupe, qui a mon grand désespoir a splitté juste après sa sortie.
La scène black metal ukrainienne est depuis un certain nombre d'années particulièrement active et de qualité ; Nokturnal Mortum, Drudkh, Kroda, Astrofaes ou encore Lucifugum en sont les fers de lance. Moins connu que ces homologues, Dub Buk s'est malgré tout octroyé une bonne réputation dans l'ug à la faveur d'un "Idu na wy" sorti en 2002, où le groupe jouait un black metal mélodique et symphonique de très bonne facture, n'hésitant pas à inclure des instruments traditionnels dans leurs morceaux (comme nombre de combos ukrainiens). L'album était un véritable régal, qui élevait le groupe au même rang que ses "grands frères" de Nokturnal Mortum.
Qu'en est il pour ce Rus ponad use, sorti seulement un an plus tard? Et bien malheureusement, je serai plus mitigé.Si on retrouve la patte Dub Buk qui faisait le succès du 1er album, le groupe tente ici un mélange des genres assez douteux; dès la 2ème chanson des beats technos se font entendre, ceux-ci reviendront plusieurs fois au cours de l'album. Je ne suis pas opposé aux expérimentations, d'autant que sur la chanson éponyme de l'album précédent on pouvait déja entendre des éléments électros (de manière discrète), mais là je n'ai tout simplement pas adhéré à ce parti pris. De manière générale, je trouve les compos de l'album moins inspirées, manquant de morceaux de bravoure que l'on pouvait trouver sur Idu Na wy. Les riffs thrashisants sont bons, la voix est haineuse comme il faut, le clavier bien que discret est toujours présent, bref sur le papier on à tout pour avoir un très bon album, néanmoins il manque un petit quelque chose qui permettrait de sublimer les morceaux qui sont corrects mais sans plus. A noter tout de même une très belle outro avec des chants traditionnels qui font immédiatement penser à Hate Forest et Temnozor. Au final il est possible que j'attendais trop de cet album qui est loin d'être mauvais, mais après un premier opus de très haute volée c'est bien la déception qui prime.
Track-list : 1. Mertvovod 2. Sva-Batalyion 3. Dube Skaji Meni 4. Marsh Sokyr Slovianskhi 5. Rus Naivishe Nad Use 6. Sloviyanskiy Shturm 7. Tylki Nash Rid 8. U 1791 Roci
Voilà un groupe qui fait parler de lui depuis quelques temps maintenant dans l'underground français, et à l'écoute de cet album, on comprend pourquoi!
Formés en 2007, et auteurs d'un "A la croisée des vents" remarqué, ce n'est qu'avec cet opus que j'ai découvert le combo. Aorlhac pratique donc un black "médiéval", thématique que l'on retrouve dans les textes inspirés de l'histoire et des légendes occitanes, particularité qui s'explique car le trio est originaire d'Aurillac, comme son nom l'indique.
Les textes sont servis par une voix écorchée qui colle parfaitement aux mélodies, et l'on peut même comprendre les paroles en prêtant bien l'oreille. Musicalement, la production est bonne, on distingue à merveille les instruments. Les morceaux foisonnent de riffs inventifs, on ne s'ennuie pas; les passages speed alternent avec les plus calmes, des parties de guitare sèche se font entendre et on note même la présence de violons qui s'incorporent tout naturellement à l'ensemble. Il se dégage une ambiance particulière de cet album, et pour tout dire assez unique, où les mélodies font côtoyer tant la mélancolie que l'agressivité.
Pour clôturer l'album en beauté, Aorlhac nous propose en "hidden track" une excellente reprise d'un morceau de Taake, "Over Bjoergvin Graater Himmerik Part IV" (à vos souhaits), reprise que je trouve pour ma part supérieure à l'originale. Si l'on ajoute à ça un livret de très bonne facture qui comporte tous les textes, ce qui est toujours agréable, on est pas loin du sans faute!
Bref "La cité des vents" est un très bon album qui installe le trio auvergnat dans le peloton de tête des groupes de BM français.
Voilà un groupe que j'ai découvert tout à fait par hasard chez mon disquaire favori. Ayant quelques piécettes en poche et ne trouvant rien de très attrayant dans les bacs, j'ai jeté mon dévolu sur ce cd, séduit par la pochette au dessin naïf qui ne laissait aucun doute sur le contenu de la galette : du pagan black! Et effectivement, c'est bien un album de pagan que l'on tient ici, et de très bonne facture qui plus est! Les biélorusses livrent ici une oeuvre aux compositions inspirées (le morceau d'ouverture est un régal), rendant gloire à la nature et à l'histoire slave, avec un net penchant nationaliste qui transparait dans le livret. Ici, on ne tombe pas dans l'overdose d'instruments traditionnels, ce que j'abhorre dans de nombreux groupes de la mouvance "pagan"; ceux-ci accompagnent les morceaux, mais sans jamais être trop omniprésents. Les tracks sont dynamiques, entrainantes (je pense tout particulièrement à la piste 4, sobrement intitulée "pagan"), leurs structures évitent de tomber dans le répétitif, on distingue parfaitement les morceaux entre eux, et les solos de gratte sont juste superbes! Passons aux points négatifs, car il y'en a. Tout d'abord, la production est moyenne; que je me fasse bien comprendre, elle est loin d'être atroce mais reste faiblarde. La basse par exemple est inaudible ou presque, tout comme la guitare rythmique, alors qu'on distingue parfaitement la lead guitar et surtout la batterie, beaucoup trop mise en avant dans le mix. Rassurez vous, celà reste largement écoutable, et la production est tout à fait honorable pour un premier full-lenght d'un jeune groupe. Ensuite, l'autre reproche (qui n'en est pas vraiment un), se situe au niveau des textes, dont la majorité sont en anglais, exceptés 2 en biélorusses. Quand on s'intéresse aux paroles en explorant le livret, on s'aperçoit que les membres d'Apraxia n'ont pas forcément la bosse des langues étrangères! Mais bon, celà reste un détail, finalement plutôt amusant par ailleurs.
Cet album est donc une bonne surprise; s'il ne révolutionne en rien le genre, il s'écoute avec plaisir, et l'on pardonne facilement les faiblesses de la production. Il est à noter qu'après deux autres albums dans la même veine, le groupe a splitté pour mieux se reformer en groupe de Oi/Rac, style musical certainement plus conforme à l'idéologie des membres. Dommage, car Apraxia représentait jusque là dignement une scène métal biélorusse on ne peut plus confidentielle par rapport à ses voisines polonaises, ukrainiennes ou russes.
Track-list :
1.
In the Deep Dark Forest...
2.
Замак Вампiраў (Vampires Castle)
Даўнo iснуе ўжо паданне
Аб тым, што пры поўнай луне
У цёмным пакiнутым замку
Вампiраў князь зноў паўстае
I з склепа дзе спiць ён вякамi
Абуджаны святлом Луны
Вампiраў заве воўчым воем
На новае свята крывi.
Пачуўшы той зоў яго слугi
Спяшаюцца ў замак худшэй
I каб пiраваць на тым свяце
Прыносяць жывых людзей.
I кроў разлiваюць ва ў кубкi,
Яна, нiбы полымя, гарыць
Хацеў бы i я на тым бале
Крывi чалавечай iспiць…
There exists the legend from long ago
That during fullmoon time
The count of vampires rises again
In the dark forlorn castle.
And awoken by the moonlight
He calls up vampires with
Wolve howling
To a new blood celebration,
From the vault, where he's been
esting for years.
On hearing this call, his servants
Hurry into the castle.
And to have a feast they
Carry live people.
And pour blood in the cups,
It flares up like a flame...
I would like to have a drink
Of human blood at this ball...
3.
Ancestors Land
4.
Заклон (Pagan)
Клянемся першаму табе, Род i
Пяем табе вялiкую славу ,
Хвалiм цябе , пачынальнiка ўсiх
Радоў чалавечых, магутны
Сварожа, ты – крынiца вечная, i,
Што п'е тваю ваду, жыве, пакуль
Не трапiць на твае лугi, Пяем
Песню цябе, Святавiдзе , бо ты
Ёсць святло скрозь якое мы
Бачым гэты сусвет, Ты трымаешь
Крэпка сонца i зоркi i даруеш Яў ,
А беражэш ад Навi. Клянемся
табе, Пяруне-Навальнiчнiк што не
кiдаеш круцiць ты кола жыцця i
вядзеш нас сцежкаю праўды да
бранi i ад трызны па тым што
аддаў жывот свой за веру i праўду
I iдзе да вечнага жыцця , палка
Пярунова. Слава табе, чэсць i суд
вояў , што страляеш па ворагах
нашых i адводзiш ад нас iхнiя стрэлы,
слава табе, златарунны,
мiласцiвы i праўдзiвы!
We bow to you first, Rod, and sing your great glory.
We praise you, the father of all human generations, mighty Svarog.
You are eternal and never freezing source, and he,
who drinks your water, lives until getting on your eternal meadows.
We sing you song, Sviatovid, cause you're the light,
which we seen the world through.
You hold the sun and stars strongly, and give us Yav,
and save us from Nav. We bow to you, Perun - The Thunderer,
that you don't cease to turn life whell and lead us by the way of truth
to the battle and funeral feast above those, who had given their lives
for faith and truth and go to the eternal life, to Perun's regiment.
Glory to you, honour and judge of warriorsm
that you shoot on our enemies and save us from their arrows.
Glory to you, goldenhaired, gracious, truthful...
5.
Barbaric Hords from North
6.
Endless Winter
7.
Сын Келагаста (Kelagast's Son)
На старажытняй славянскай зямлi
Сярод лясоў i балот
Яго нараджэння валхывы прадраклi
Ён павядзе народ
I дзевай-валькiрыяй у цёмным бары
Народжан вялiкi ккнязь
I рыкс Весялiнаў даў сыну свайму
Магутнае iмя – Бож.
Гэй, славяне, ахвяру Пяруну
Прынясем i рынемся зноў у бой
На бiтву супраць ворага ў лютых
Нас павядзе Бож за сабой.
Пад сцягам нянавiсцi скочуць дружыны
Адважнай зямлi нашай роднай сыноў
На капiшчы наша вялiкай Айчыны
Мы вернем сваiх старажытных
Багоў !
Мы – войны расы магутных
Пераможцаў ,
На воргаў нашых iдзем мы вайной
I як нашы продкi у былыя часiны
Нас павядзе Бож за сабой!
On ancient slavonic land
Among woods and swamps
His birth was prophesied by volhvs
He's gonna lead the people
And grand duke was born in a dim forest
By valkiria-maiden
And rix Veselinov gave his son
Great name - Bozh
Hey, Slavs, let's sacrifice to Perun
And rush into the fight again
Bozh will lead us to fight
Against cruel enemies
The troops of our native land brave sons
Ride under the flag of hate
We're gonna bring back our ancient gods
In sacred groves of our great motherland
We are the warriors of winner's race
We carry war to our enemies
And Bozh will lead us like our
Ancestors in bygone days
Soyons clairs, et ce dès le début de la chronique, j'adore cet album du début jusqu'à la fin. Christicide a été pour moi une véritable révélation dès la première écoute de ce full-lenght, le genre de baffes qui n'arrivent que très rarement. La sortie d'une réedition cd sur l'excellent label Those Opposed Records a été pour moi l'occasion de remplacer ma vieille tape, usée par trop d'écoutes, et de me replonger avec délice dans cet album. Un mot me vient à l'esprit pour caractériser la musique du combo originaire de Langres : Hypnotique. On se retrouve totalement happé dans ce monument de noirceur, où l'agressivité la plus extrême (riffs tranchants), côtoie une mélodie entièrement au service du malin. Certains reprocheront à l'album son coté redondant; celà ne m'a pour ma part absolument pas dérangé, y voyant plus une cohérence d'ensemble qu'une véritable répétition. De ce magma de haine et de fureur, je détacherai un titre : "Malum Qui Nescit Occasum", qui synthétise pour moi le mieux la recette Christicide : riffs envoutants, ambiance d'une noirceur abyssale, les 8 minutes que dure le morceau passent à une vitesse hallucinante, on en redemande! Mais ne vous y trompez pas, il n'y a aucun titre faible sur cet opus. Pour son premier effort, Christicide a frappé fort, très fort, en s'imposant comme un groupe incontournable du black metal hexagonal. Vivement la suite!