lundi 14 mai 2012

Brutal Rebirth - Hate Over All




Il n'y avait pas encore d'albums de Death sur le blog, et cela se devait d'être réparé. J'ai donc choisi les français de Brutal Rebirth, et leur premier effort (sorti en 2008), le bien nommé "Hate Over All", pour ma toute première chronique d'un cd de "métal de la mort". Et le moins qu'on puisse dire c'est que de la mort, de la haine, de la fureur, le premier album des sudistes en est rempli! Ici, pas question de deathcore à mèches avec visuels fluos dégueulasses, ni de branlettes de manches interminables avec 100 riffs par morceau; non, Brutal Rebirth joue du Death-Metal old school comme on l'aime! En 10 cartouches dans la gueule et 37 minutes, la messe est dite : un death lourd, mid-tempo qui écrase tout sur son passage, véritable char d'assaut qui vient labourer nos tympans. La batterie blaste sévére, les riffs font toujours mouche et la voix de Rotpiet, caverneuse comme il faut nous en met plein la gueule.  On pense évidemment à pas mal de groupes, et pas les pires : Obituary, Bolt Thrower, Cannibal Corpse...bref des références solides. Si Brutal Rebirth n'invente rien, il prouve que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes (paye ton expression old school elle aussi, pour rester dans le ton de l'album). Alors c'est sur qu'il ne faut pas chercher les petits solos qui vont bien etc; Brutal Rebirth ne fait pas dans la finesse, mais si on ne demande rien de  plus qu'une bonne tranche de Death à l'ancienne c'est clairement un album à posséder. On en ressort lessivé, mais avec l'envie d'appuyer sur le bouton replay dès que le cd se termine! Voilà en tout cas un très bon représentant de la scène Death-Metal hexagonale que je serais bien curieux de voir en live tant ça doit envoyer du bois! A noter que le groupe à sorti un 2ème album en 2010 que je n'ai pas eu le temps d'écouter en détail mais qui à première vue semble être de la même trempe que celui-ci!


 Track-list :

1. Red Inside

2. Philosophy of Vengeance

3. Cleaning Time

4. Hate Over All

5. Axe of Carnage

6. Blood Death Punishment

7. Prophet of Disgust

8. Missile from the Sky

9. Blood on my Hands

10. War's not for the Weak



dimanche 13 mai 2012

Metalucifer - Heavy Metal Bulldozer (Teutonic attack)






Aaaah Metalucifer! Dans la galaxie des groupes heavy, on ne peut pas dire que le combo japonais (et allemand, j'y reviendrai) soit le plus connu, et c'est bien dommage! Le relatif anonymat de Metalucifer ne trouve aucune explication à mes yeux tant le groupe est de qualité et ce depuis ses débuts. L’entité formée en 1995 par Gezolucifer (également tête pensante de Sabbat, d'ailleurs pour la petite histoire le nom Metalucifer vient d'une chanson de ce groupe Black/Thrash) est uniquement dédié au culte du Heavy-Metal, dans un jusqu'au boutisme qui se retrouve dans les titres des galettes et des chansons qui commencent toutes par "Heavy Metal". Là où certains pourraient y voir un aspect ridicule ou parodique, je trouve pour ma part qu'il s'agit d'un superbe hommage à ce style musical que la horde Metalucifer adule. Donc que trouve t'on au menu de ce "Heavy Metal Bulldozer", dernier album en date du groupe sorti en 2009? Tout d'abord une petite précision, je possède l'édition allemande de l'album (enregistré par Gezolucifer et des zicos teutons); l'ordre des morceaux n'est pas celui de la version jap' et d'ailleurs certains ne sont même pas les même! Cette précision donnée, attaquons nous à l'album! Et bien tout au long des 9 tracks, ce n'est que morceaux de bravoure sur morceaux de bravoure : des compos purement heavy qui donne envie d'headbanger comme un fou, des refrains repris en chœur célébrant la fraternité des "brothers of metal" qui file une pèche d'enfer et l'envie de se retrouver en festoche, entourés de chevelus buvant des roteuses achetés au lidl du coin! Les nombreux solos sont exécutés à la perfection, un vrai régal pour tout amateur de Heavy qui se respecte. Ma préférence va à celui qui clôture "Heavy Metal Highway Rider", superbe. Les hymnes métalliques s’enchaînent, la tension ne retombe jamais, bref ça va à 100 à l'heure et c'est super bon! Cerise sur le gâteau, c'est le cultissime "Heavy Metal Drill" issu du premier effort du groupe qui clôt à merveille cet album (uniquement sur l'édition allemande), Bref un album remplis de tubes aussi bons les uns que les autres, indispensables aux fans de Maiden, Judas Priest et de la NWOBHM en général, Courrez l'écoutez si ce n'est pas déjà le cas et que le Heavy Metal soit avec vous !

Track-list :


1. Heavy Metal Bulldozer

2. Heavy Metal Ironfists

3. Heavy Metal Ambition

4. Heavy Metal Highway Rider

5. Heavy Metal Wings of Steel

6. Forge the Axe

7. Heavy Metal Battleaxe

8. Heavy Metal Warriors

9. Heavy Metal Drill


Desolation Triumphalis - Forever Bound To Nothingness





Me voilà prêt pour la chronique d'un de mes albums préférés issu des entrailles de l'underground français! Je ne sais combien de fois j'ai pu écouter ce disque, mais je peux affirmer sans problème que je le connais par cœur. Né sur les cendres encore brulantes de Kristallnacht, ce projet n'a pourtant pas grand chose à voir avec le mythique groupe toulonnais. Ici en effet, même si on reconnait une certaine "patte" Kristallnacht dans les riffs, le coté symphonique oserais-je dire, est beaucoup plus poussé; on gagne en noirceur et mélancolie ce qu'on perd en rage pure. Et dans ce domaine, Desolation Triumphalis s'en tire plus que bien! Les 6 titres présents, issus pour moitié de splits (et dont la production a été retravaillé pour l'occasion) sont des perles de noirceurs dont on se délecte tout au long des 35 minutes qui paraissent bien trop courtes. Les claviers instillent une ambiance mélancolique qui est encore renforcée par l'utilisation occasionnelle de violons, notamment sur "Arcane Of Supreme Rise", certainement mon morceau préféré. Le chant d'Epsilon Xul y est également pour beaucoup : il transpire la haine et le désespoir, et complète à merveille les instrus de Lenrauth (alias LF de KN) et Malkira (Osculum infame et ex-Chemin de Haine). La production, si elle reste raw (on parle de la scène toulonnaise quand même!), est parfaitement adapté au style et contribue également à forger l'ambiance mélancolique qui se dégage de ce "Forever...". Bref vous l'aurez compris, cet album est absolument indispensable à tous les adeptes de BM mélancolique et symphonique (pas au sens Dimmu Borgir du terme évidemment). Album qui restera le testament du groupe, qui a mon grand désespoir a splitté juste après sa sortie.

Track-list :


1. Forever Bound To Nothingness
  
2. The Eternal Revolution
  
3. Condemned
4. Arcane of Supreme Rise
  
5. The Reign of Desolation

6. Embracing Void And Darkness




vendredi 13 janvier 2012

Dub Buk - Rus Ponad Use



La scène black metal ukrainienne est depuis un certain nombre d'années particulièrement active et de qualité ; Nokturnal Mortum, Drudkh, Kroda, Astrofaes ou encore Lucifugum en sont les fers de lance. Moins connu que ces homologues, Dub Buk s'est malgré tout octroyé une bonne réputation dans l'ug à la faveur d'un "Idu na wy" sorti en 2002, où le groupe jouait un black metal mélodique et symphonique de très bonne facture, n'hésitant pas à inclure des instruments traditionnels dans leurs morceaux (comme nombre de combos ukrainiens). L'album était un véritable régal, qui élevait le groupe au même rang que ses "grands frères" de Nokturnal Mortum.
Qu'en est il pour ce Rus ponad use, sorti seulement un an plus tard? Et bien malheureusement, je serai plus mitigé.Si on retrouve la patte Dub Buk qui faisait le succès du 1er album, le groupe tente ici un mélange des genres assez douteux; dès la 2ème chanson des beats technos se font entendre, ceux-ci reviendront plusieurs fois au cours de l'album. Je ne suis pas opposé aux expérimentations, d'autant que sur la chanson éponyme de l'album précédent on pouvait déja entendre des éléments électros (de manière discrète),  mais là je n'ai tout simplement pas adhéré à ce parti pris. De manière générale, je trouve les compos de l'album moins inspirées, manquant de morceaux de bravoure que l'on pouvait trouver sur Idu Na wy. Les riffs thrashisants sont bons, la voix est haineuse comme il faut, le clavier bien que discret est toujours présent, bref sur le papier on à tout pour avoir un très bon album, néanmoins il manque un petit quelque chose qui permettrait de sublimer les morceaux qui sont corrects mais sans plus. A noter tout de même une très belle outro avec des chants traditionnels qui font immédiatement penser à Hate Forest et Temnozor. Au final il est possible que j'attendais trop de cet album qui est loin d'être mauvais, mais après un premier opus de très haute volée c'est bien la déception qui prime.                       

Track-list :

1. Mertvovod
2. Sva-Batalyion
3. Dube Skaji Meni
4. Marsh Sokyr Slovianskhi
5. Rus Naivishe Nad Use
6. Sloviyanskiy Shturm
7. Tylki Nash Rid
8. U 1791 Roci


jeudi 12 janvier 2012

Aorlhac - La cité des vents

                                                            


Voilà un groupe qui fait parler de lui depuis quelques temps maintenant dans l'underground français, et à l'écoute de cet album, on comprend pourquoi!
Formés en 2007, et auteurs d'un "A la croisée des vents" remarqué, ce n'est qu'avec cet opus que j'ai découvert le combo. Aorlhac pratique donc un black "médiéval", thématique que l'on retrouve dans les textes inspirés de l'histoire et des légendes occitanes, particularité qui s'explique car le trio est originaire d'Aurillac, comme son nom l'indique.
Les textes sont servis par une voix écorchée qui colle parfaitement aux mélodies, et l'on peut même comprendre les paroles en prêtant bien l'oreille. Musicalement, la production est bonne, on distingue à merveille les instruments. Les morceaux foisonnent de riffs inventifs, on ne s'ennuie pas; les passages speed alternent avec les plus calmes, des parties de guitare sèche se font entendre et on note même la présence de violons qui s'incorporent tout naturellement à l'ensemble. Il se dégage une ambiance particulière de cet album, et pour tout dire assez unique, où les mélodies font côtoyer tant la mélancolie que l'agressivité.
Pour clôturer l'album en beauté, Aorlhac nous propose en "hidden track" une excellente reprise d'un morceau de Taake, "Over Bjoergvin Graater Himmerik Part IV" (à vos souhaits), reprise que je trouve pour ma part supérieure à l'originale. Si l'on ajoute à ça un livret de très bonne facture qui comporte tous les textes, ce qui est toujours agréable, on est pas loin du sans faute!
Bref "La cité des vents" est un très bon album qui installe le trio auvergnat dans le peloton de tête des groupes de BM français.

 Track-list :

1. A la croisée des vents II

2. Le bûcher des Cathares

3. Plérion

4. Le miroir des péchés

5. Sant Flor, la cité des vents

6. Vers les honneurs
7. La comptine du drac
8. Les enfants des limbes 






                                                    

lundi 26 décembre 2011

Apraxia - Hymns of dark forest




Voilà un groupe que j'ai découvert tout à fait par hasard chez mon disquaire favori. Ayant quelques piécettes en poche et ne trouvant rien de très attrayant dans les bacs, j'ai jeté mon dévolu sur ce cd, séduit par la pochette au dessin naïf qui ne laissait aucun doute sur le contenu de la galette : du pagan black! Et effectivement, c'est bien un album de pagan que l'on tient ici, et de très bonne facture qui plus est! Les biélorusses livrent ici une oeuvre aux compositions inspirées (le morceau d'ouverture est un régal), rendant gloire à la nature et à l'histoire slave, avec un net penchant nationaliste qui transparait dans le livret. Ici, on ne tombe pas dans l'overdose d'instruments traditionnels, ce que j'abhorre dans de nombreux groupes de la mouvance "pagan"; ceux-ci accompagnent les morceaux, mais sans jamais être trop omniprésents. Les tracks sont dynamiques, entrainantes (je pense tout particulièrement à la piste 4, sobrement intitulée "pagan"), leurs structures évitent de tomber dans le répétitif, on distingue parfaitement les morceaux entre eux, et les solos de gratte sont juste superbes! Passons aux points négatifs, car il y'en a. Tout d'abord, la production est moyenne; que je me fasse bien comprendre, elle est loin d'être atroce mais reste faiblarde. La basse par exemple est inaudible ou presque, tout comme la guitare rythmique, alors qu'on distingue parfaitement la lead guitar et surtout la batterie, beaucoup trop mise en avant dans le mix. Rassurez vous, celà reste largement écoutable, et la production est tout à fait honorable pour un premier full-lenght d'un jeune groupe. Ensuite, l'autre reproche (qui n'en est pas vraiment un), se situe au niveau des textes, dont la majorité sont en anglais, exceptés 2 en biélorusses. Quand on s'intéresse aux paroles en explorant le livret, on s'aperçoit que les membres d'Apraxia n'ont pas forcément la bosse des langues étrangères! Mais bon, celà reste un détail, finalement plutôt amusant par ailleurs.
Cet album est donc une bonne surprise; s'il ne révolutionne en rien le genre, il s'écoute avec plaisir, et l'on pardonne facilement les faiblesses de la production. Il est à noter qu'après deux autres albums dans la même veine, le groupe a splitté pour mieux se reformer en groupe de Oi/Rac, style musical certainement plus conforme à l'idéologie des membres. Dommage, car Apraxia représentait jusque là dignement une scène métal biélorusse on ne peut plus confidentielle par rapport à ses voisines polonaises, ukrainiennes ou russes.

Track-list :


1. In the Deep Dark Forest...           
2.Замак Вампiраў (Vampires Castle)    
3. Ancestors Land        
4.Заклон (Pagan)
5. Barbaric Hords from North        
6. Endless Winter        
7.Сын Келагаста (Kelagast's Son)       
8. Woodchild


samedi 24 décembre 2011

Christicide - Christicide




Soyons clairs, et ce dès le début de la chronique, j'adore cet album du début jusqu'à la fin. Christicide a été pour moi une véritable révélation dès la première écoute de ce full-lenght, le genre de baffes qui n'arrivent que très rarement. La sortie d'une réedition cd sur l'excellent label Those Opposed Records a été pour moi l'occasion de remplacer ma vieille tape, usée par trop d'écoutes, et de me replonger avec délice dans cet album. Un mot me vient à  l'esprit pour caractériser la musique du combo  originaire de Langres : Hypnotique. On se retrouve totalement happé dans ce monument de noirceur, où l'agressivité la plus extrême (riffs tranchants), côtoie une mélodie entièrement au service du malin. Certains reprocheront à l'album son coté redondant; celà ne m'a pour ma part absolument pas dérangé, y voyant plus une cohérence d'ensemble qu'une véritable répétition. De ce magma de haine et de fureur, je détacherai un titre : "Malum Qui Nescit Occasum", qui synthétise pour moi le mieux la recette Christicide : riffs envoutants, ambiance d'une noirceur abyssale, les 8 minutes que dure le morceau passent à une vitesse hallucinante, on en redemande! Mais ne vous y trompez pas, il n'y a aucun titre faible sur cet opus. Pour son premier effort, Christicide a frappé fort, très fort, en s'imposant comme un groupe incontournable du black metal hexagonal. Vivement la suite!

Track-list :

1. Foreword to Obscurity
2. Where all Begin
3. The Sun of the Accuser            
4. Malum Qui Nescit Occasum
5. Wrists by Wrists          
6. Eyes Pierced with Truth       
7. Andematunnum            
8. Christicide          


samedi 28 mai 2011

Sombre Chemin - Héterodoxie


Sombre Chemin est pour de multiples raisons un des groupes cultes de l'underground français : de nombreux splits avec des grands noms du bm hexagonal (Peste Noire, Ornaments of Sin...), une réputation sulfureuse dû à son appartenance revendiquée au Pagan Front, et une musique que d'aucuns trouvent géniale et d'autres ridicule. Pour ma part, j'avais beaucoup apprécié Doctrine (sorti en 2005) mais beaucoup moins "Notre héritage ancestral", qui arriva un an plus tard. Qu'en est-il avec cet Hétérodoxie : Opus 1 (Haine)? Il s'agit d'un mcd qui, comme son nom l'indique, est entièrement tourné vers la haine. Et effectivement, on la ressent tout au long des 20 minutes que dure la galette. Les compos sont classiques, ni mauvaises ni absolument transcendantes, (le dernier morceau, "L'ordre de Lucifer" est le plus réussi) mais elles retranscrivent à merveille le sentiment que Vilwolheim, la tête pensante du groupe veut nous faire passer. Les riffs sont froids, et la voix écorchée nous emporte dans des profondeurs de pure haine. Un bon mcd de BM misanthrope, à ne pas laisser entre toutes les mains!

Track-list :

1. Terre Maudite
2. Aux Traîtres...           
3. Dégénérés Du Culte       
4. L'Ordre De Lucifer


Premutos - Olaf Ittenbach


Cryptogore, ce n'est pas que de la musique, c'est aussi du cinéma! Et c'est Premutos qui a l'honneur d'être le premier film critiqué sur le blog. Sorti en 1997, Premutos fait partie d'un sous genre du film d'horreur, qu'on pourrait qualifier d'"ultra-gore". Mais ici, pas de gros moyens à la SAW ou à la Hostel ; le réalisateur allemand, Olaf Ittenbach, tourne avec les moyens du bord et ça se ressent clairement durant tout le métrage. On nous raconte donc l'histoire de Premutos, le premier ange déchu, et ce bien avant Lucifer, et dont l'occupation principale est de revenir régulièrement sur terre pour tuer tous les êtes humains lui passant sous la main. Le scénario, si il se veut quelque peu développé (l'histoire est sensée se dérouler à différentes époques), n'est ici qu'un prétexte à l'accumulation de scènes ultra gores. Et il faut bien dire que malgré l'amateurisme de la chose, le résultat reste tout à fait concluant, et les fanatiques de boucherie seront entièrement rassasiés. Le film ne se prend jamais vraiment au sérieux et dispose d'une bonne dose d'humour, aidé en celà par un jeu d'acteurs catastrophique, accentuée encore plus grâce à la version française qui nous gratifie de répliques cultes (le groupe Gronibard en reprendra d'ailleurs des extraits sonores dans son album éponyme). En bref, Premutos est un film Z qui satisfera pleinement les accros des décapitations, éviscerations et éventrements; pour les autres, âmes sensibles ou tout simplement indifférents aux débauches de tripaille, passez votre chemin!

Un petit extrait reprenant certaines scènes comique du film, pour vous mettre l'eau à la bouche :


Bestial Holocaust - Temple of damnation




Raaaah que cet album est bon! J'ai découvert Bestial Holocaust très récemment, et j'ai pris une sacrée claque! Ce groupe bolivien (un peu d'exotisme ne fait jamais de mal), officie dans un black/thrash d'excellente facture. La pochette, magnifique, annonce direct la couleur : ici ce sera blasphème, perversion et cruauté à tous les étages! La particularité du groupe réside dans le fait que le chanteur est une chanteuse! Sonia Sepulcral, puisque c'est son nom, n'a rien à envier à ses collégues masculins : sa voix est hargneuse, haineuse, et participe grandement à l'ambiance malsaine et poisseuse qui se dégage du disque. Les pièces s'enchainent à un rythme effrainé, ne nous laissant que peu de temps pour respirer, englué que l'on est dans ce magma de haine suintant l'alcool, le sang et le foutre! L'album est homogène, il n'y a pas de mauvais titres, j'ai néanmoins un faible pour l'hymne barbare qu'est Bestial  Alcoholocaust!
En résumé, voilà un excellent album à conseiller à tous les fans de black/thrash, les 35 minutes qu'il dure paraissent bien courtes!

Track-list :

1. Witches sacrifice
2. Rito final
3. Bestial alcoholocaust
4. Culto al chivo
5. Pasaporte al infierno
6. Oscena Aberracion
7. Fornication in the Land of Death
8. Espectros